Points clés à retenir
- N’importe qui peut s’appeler « coach d’affaires » au Québec, comme partout ailleurs d’ailleurs. Il n’existe aucune loi qui encadre ce titre, ce qui signifie que la responsabilité de vérifier la compétence et l’éthique d’un coach repose entièrement sur l’entrepreneur ou l’entreprise qui l’engage.
- Un coach d’affaires certifié, qui se spécialise auprès d’entrepreneurs, se distingue d’un consultant ou d’un mentor par une compétence précise : la capacité à poser les bonnes questions pour faire émerger les réponses que l’entrepreneur porte déjà en lui, challenger ses angles morts et l’aider à prendre de la hauteur, pas nécessairement à donner des conseils ou à partager son expérience personnelle (quoique ceci peut être mis en place si les deux partis s’entendent lors de la co-création de l’entente).
- Les critères les plus importants pour choisir un coach d’affaires au Québec ne sont pas les certifications sur le papier, ce sont les preuves de résultats documentés auprès d’entrepreneurs dans une situation comparable à la vôtre, et l’alignement entre la façon d’être du coach et ce dont vous avez réellement besoin pour vous développer.
- Quoique le coaching ne soit pas du tout de la thérapie, il est tout autant important que ça clic avec ton coach comme on dit, au même titre que l’affiliation thérapeutique est un facteur de succès clé quand on va vers une telle démarche.
- Le coaching d’affaires pour entrepreneurs n’est pas fait pour tout le monde à toutes les étapes. C’est particulièrement efficace quand l’entrepreneur sait quoi faire mais quelque chose en lui bloque, résiste ou l’empêche d’avancer avec la clarté et la conviction nécessaires.
Martin Latulippe CSF, HoF, pratique le coaching depuis plus de 20 ans. Il accompagné en coaching exécutif haut de gamme 1 à 1 ou mentoré des CEO et des personnalités reconnues dans la sphère publique ou entrepreneuriale Web comme Chantal Lacroix, Marie-Claude Barrette, Josée Lavigueur, François Lemay, Mélissa Normandin-Roberge, Chloé Bloom, Charles Côté et plusieurs autres et il partage ici les critères honnêtes qu’il utiliserait pour choisir un coach.
Quand il s’agit de coaching, il y a une conversation que j’ai eue trop de fois pour ne pas vouloir la rendre publique une bonne fois pour toutes. Voyons voir si ce petit scénario va résonner avec toi. Un jour, un entrepreneur me contacte après avoir investi plusieurs milliers de dollars dans un coaching d’affaires dont il est ressorti avec le sentiment d’avoir payé cher pour des conversations agréables qui n’ont pas changé grand chose à sa trajectoire. Et quand je lui pose des questions sur ce qu’il avait vérifié avant de s’engager, la réponse ressemble toujours à quelque chose comme : « Il avait l’air compétent, son site était bien fait, et quelqu’un me l’avait recommandé. »
Aucun de ces critères ne prédit l’impact d’un coaching d’affaires. Pas un.
J’ai moi-même été coaché par des gens dont l’approche ne me convenait pas du tout et par quelques coachs dont les interventions ont changé des choses importantes dans la façon dont je construis mon business et dont je me dirige.
La différence entre les deux n’avait rien à voir avec la notoriété, le prix ou la qualité du site web. Elle avait tout à voir avec l’alignement entre ce dont j’avais besoin à ce moment précis de ma trajectoire et ce que le coach était réellement capable de créer pour moi. Si l’art d’engager des coachs qui ne me correspondent pas était une discipline olympique, j’aurais quelques médailles d’or en poche de mes premières années en affaires.
Dans cet article, je veux te donner les critères que j’utiliserais moi-même aujourd’hui pour choisir un coach d’affaires au Québec avec toute la franchise que plus de 10 000 heures en coaching et plusieurs erreurs coûteuses m’ont permis de développer.

Pourquoi choisir un coach d’affaires au Québec est plus difficile qu’il n’y paraît
Choisir un coach d’affaires au Québec est particulièrement délicat pour une raison que peu de gens nomment clairement : tout le monde peut s’appeler coach d’affaires. Il n’existe au Québec aucune loi qui encadre ce titre, aucun ordre professionnel qui régule la pratique, et aucun standard minimum obligatoire de formation ou de compétence.
Cela ne signifie pas qu’il n’existe pas de coachs d’affaires excellents et éthiques au Québec. Il en existe beaucoup. Cela signifie toutefois que la responsabilité de distinguer les excellents des médiocres et des frauduleux, appartient entièrement à l’entrepreneur qui engage.
L’International Coaching Federation (ICF) est l’organisme de référence mondial pour les certifications en coaching professionnel. Ses accréditations, ACC, PCC, MCC, ne garantissent pas qu’un coach sera le bon pour vous, mais elles garantissent qu’il a satisfait à des exigences minimales vérifiables de formation, de pratique supervisée et d’adhésion à un code d’éthique.
Pour en lire davantage sur les différents niveaux d’accréditation de l’ICF, clique ici.
C’est un filtre de base utile, pas suffisant à lui seul, mais très utile.
Les cinq critères qui prédisent réellement l’impact d’un coaching d’affaires
À mon avis, ces cinq critères ne sont pas des cases à cocher sur un formulaire mais surtout des facteurs que j’ai observés, sur 25 ans en affaires et en ayant moi-même été coaché, comme les facteurs les plus prédictifs de la valeur réelle d’un engagement de coaching.
Le premier critère, pour moi, est l’expérience entrepreneuriale directe du coach. Un coach d’affaires qui n’a jamais bâti, géré ou transformé une entreprise peut tout de même être un excellent coach, mais il aura plus de difficulté à comprendre de l’intérieur ce que tu vis quand tu prends une décision difficile avec de l’incertitude, des ressources limitées et des parties prenantes qui attendent. L’expérience entrepreneuriale directe n’est pas obligatoire, mais elle crée une résonance que les entrepreneurs reconnaissent et apprécient. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais été coaché par des coachs certifiés qui n’avaient aucune expérience en affaires. Je n’ai jamais pu connecter avec une personne sans expérience terrain du milieu des affaires… mais à vous de choisir votre préférence.
Le deuxième critère est la capacité à te challenger plutôt qu’à te valider. Le coach qui te dit principalement ce que tu veux entendre n’est pas un coach, c’est quelqu’un qui a besoin que tu l’aimes. Le coaching d’affaires qui change quelque chose comporte des moments inconfortables, des questions qui dérangent, et des observations qui remettent en question des certitudes auxquelles tu tiens. Si tu ressors de chaque séance en te sentant simplement bien sans jamais avoir été dérangé, quelque chose ne va pas. Geoffrey Brochet, formateur et coach en préparation mentale lui-même, résume bien ce que ce deuxième critère produit dans la réalité d’un accompagnement avec moi : « Ce qui différencie Martin, selon moi, c’est son expérience, sa solidité et sa capacité à te challenger avec bienveillance. Il ne flatte pas l’ego. Il élève ton niveau de jeu. » C’est exactement ça qu’on cherche.
Le troisième critère est la clarté sur la différence entre coaching, conseil et mentorat. Un coach d’affaires qui ne peut pas t’expliquer précisément ce que ces trois rôles signifient et comment il maintient la distinction dans sa pratique est probablement en train de les mélanger sans en être conscient et ce mélange non intentionnel réduit systématiquement l’impact de l’accompagnement. Un excellent coach peut parfois mettre le chapeau de mentor, mais cette distinction sera claire au moment où il le fera et cette façon de faire aura été discutée par les deux partis lors de l’entretien de la co-création de la relation.
Le quatrième critère est la présence de preuves sociales spécifiques et vérifiables. Pas des témoignages génériques sur un site web, des noms réels d’entrepreneurs que tu peux contacter directement pour leur poser une seule question : « Qu’est-ce qui a changé concrètement dans ton business ou ta trajectoire depuis que tu travailles avec ce coach ? » Les coachs qui produisent des résultats réels n’ont aucune difficulté à te donner des références directes. C’est la raison pour laquelle plusieurs de mes clients n’ont aucun problème à parler des résultats obtenus par l’entremise de mes accompagnements.
Karine Simard, entrepreneure que j’accompagne depuis plus de 4 ans, a formulé sa réponse à cette question avec une clarté rare : « Après plus de 4 ans à travailler avec Martin et une croissance de plus de 400%, nous ayant permis de dépasser aujourd’hui le cap des sept chiffres, je peux affirmer avec beaucoup d’assurance que ses stratégies d’affaires, son œil marketing et son expérience terrain sont tout simplement inestimables. » C’est ce genre de réponse que tu devrais chercher quand tu appelles les références d’un coach.
Le cinquième critère est l’alignement entre son approche et ton stade de développement actuel. Un coach extraordinaire pour quelqu’un en phase de démarrage peut être le mauvais coach pour quelqu’un qui dirige une organisation de quarante personnes. Un coach brillant pour travailler les croyances limitantes peut être le mauvais coach pour quelqu’un qui a besoin de stratégie business concrète. La question n’est pas seulement « est-ce un bon coach ? » c’est plutôt « est-ce le bon coach pour là où je suis maintenant ? »
Ce que j’ai appris en étant des deux côtés de la relation de coaching
J’ai accumulé plus de 10 000 heures de coaching au cours de ma carrière (des coachings 1 à 1 et des coachings de groupe) et je suis aussi quelqu’un qui a été beaucoup coaché, et pas toujours bien. J’ai vécu des expériences de coaching qui m’ont coûté du temps et de l’argent sans produire de vraie transformation. Je suis content d’avoir vécu ces expériences. J’en ai aussi vécu d’autres dont je parle encore aujourd’hui comme points de bascule dans ma carrière.
Ce qui distinguait les deux n’était pas la célébrité du coach, ni le prix de l’engagement (mes investissements les plus élevés ont été à la hauteur de 60 000$ par an), ni la beauté du programme que le coach offrait. C’était la qualité de la présence du coach dans les moments difficiles, sa capacité à rester dans la question quand tout en lui voulait me donner la réponse, et sa franchise à nommer ce qu’il observait même quand ce n’était pas ce que j’avais envie d’entendre.
Dans ma pratique de coaching exécutif avec des entrepreneurs, ce que je cherche à créer dans chaque séance est exactement ça : un espace où les questions qu’on ne se pose pas dans le tourbillon du quotidien peuvent enfin être posées, et où les réponses qui émergent viennent de l’entrepreneur lui-même, pas de moi (à moins qu’il y ai une entente pour faire un accompagnement hybride coaching-mentorat). Mon rôle n’est pas d’être le plus intelligent dans la pièce mais plutôt de créer les conditions pour que la personne en face le soit davantage qu’elle ne l’était avant qu’on commence l’accompagnement.

Questions à poser lors d’une rencontre exploratoire avec un coach d’affaires
Ces questions ne sont pas conçues pour piéger le coach mais plutôt pour vous donner de l’information que vous ne trouverez pas sur son site web.
Demandez-lui de vous décrire un engagement de coaching qui ne s’est pas passé comme il l’espérait et ce qu’il a appris de cette expérience. Un coach honnête et réflexif aura une réponse mature à cette question. Un coach qui n’a jamais rien fait qui n’a pas fonctionné vous dit quelque chose d’important sur son rapport à la réalité ou à la vérité.
Demandez-lui quelle est la situation dans laquelle il n’est pas le bon coach et dans quel contexte il recommanderait quelqu’un d’autre. Personnellement, j’ai souvent recommandé à des prospects de se référer à d’autres coachs au même titre que j’ai déjà congédié des clients parce qu’ils ne tenaient pas leur engagement. Un coach qui connaît ses limites et ses angles morts est infiniment plus digne de confiance qu’un coach qui prétend pouvoir tout accompagner.
Demandez-lui comment il gère les moments où il a une opinion forte sur la décision que vous devriez prendre. La réponse à cette question révèle directement si ce coach maintient une vraie posture de coaching ou s’il glisse vers le conseil dès que c’est plus facile.
Ce que Mélissa Normandin-Roberge, entrepreneure et conférencière, décrit après 9 ans de relation avec moi illustre ce que ces questions cherchent à révéler : « Encore aujourd’hui, 9 ans après mon entrée dans son univers, c’est encore vers lui que je me tourne systématiquement pour mes questionnements et mes doutes. Je lui fais confiance à 1000%. » Une relation de coaching qui perdure on and off pendant 9 ans et qui reste la première référence dans les moments de doute, c’est la réponse concrète à la question « comment je sais si j’ai trouvé le bon coach. »
FAQ : Les questions que les entrepreneurs posent le plus souvent sur le coaching d’affaires au Québec
Combien coûte un coaching d’affaires de qualité au Québec ?
Les tarifs varient considérablement selon l’expérience du coach, la profondeur de l’accompagnement, le format et les résultats visés. Un coaching d’affaires sérieux avec un praticien expérimenté et certifié se situe généralement entre 200 et 600 dollars par séance individuelle, ou entre 3 000 et 30 000 dollars pour un programme structuré sur plusieurs mois. Les programmes de coaching exécutif haut de gamme, comme mon programme ÉLITE sont à la limite supérieure de cette fourchette parce qu’ils s’adressent à des entrepreneurs à un stade plus avancé avec des enjeux stratégiques plus complexes.
Quelle est la durée idéale d’un engagement de coaching d’affaires ?
Les changements profonds en coaching d’affaires se produisent rarement en moins de trois mois. Les engagements les plus transformateurs que j’ai observés sont ceux de six à douze mois, avec une fréquence de rencontres qui permet à l’entrepreneur de travailler sur ses objectifs entre les séances et de revenir avec des expériences concrètes à explorer. Les engagements plus courts peuvent être utiles pour un enjeu spécifique et délimité mais ils produisent rarement une transformation en profondeur. Personnellement, je ne fais aucun accompagnement en dessous de 12 mois.
Comment savoir si c’est le bon moment pour engager un coach d’affaires ?
Le bon moment est quand vous savez quoi faire mais quelque chose vous bloque, résiste ou vous empêche d’avancer avec la conviction nécessaire. Ce n’est pas le bon moment quand vous avez besoin de compétences que vous n’avez pas encore. Là, une formation est plus appropriée. Ce n’est pas non plus le bon moment quand vous avez besoin de conseils stratégiques spécifiques d’un expert de votre industrie, là, un consultant ou un mentor est plus approprié. Et ça va de soi, le bon moment pour engager un coach d’affaires est aussi quand vous pouvez vous le payer.
Est-ce que le coaching d’affaires en ligne est aussi efficace qu’en présentiel ?
Le format importe moins que la qualité de la présence et de la connexion dans la relation de coaching. Certains des engagements les plus transformateurs que j’ai conduits se sont déroulés entièrement en virtuel. Ce qui compte, c’est la qualité des conditions créées pour la conversation pas la géographie.
Comment trouver un bon coach d’affaires au Québec si je ne connais personne ?
Commencez par l’ICF Québec qui maintient un répertoire de coachs accrédités. Demandez à votre réseau professionnel. Les meilleures références viennent presque toujours d’entrepreneurs qui ont vécu un coaching transformateur et qui en parlent spontanément. Faites toujours une rencontre exploratoire avant de vous engager un coach sérieux vous offrira cette rencontre sans obligation.
Choisir un coach d’affaires au Québec, c’est choisir quelqu’un à qui vous allez confier vos angles morts, vos blocages et vos décisions les plus importantes pendant plusieurs mois. C’est un investissement dans la relation avant d’être un investissement dans un service. Et comme tous les investissements relationnels importants, il mérite une diligence proportionnelle à son impact potentiel, ni moins, ni plus. Le bon coach ne change pas votre business. Il change la façon dont vous vous dirigez et c’est cette décision-là, prise correctement, qui change tout le reste.
Si cet article t’a aidé à y voir plus clair, partage-le avec un entrepreneur de ton entourage qui cherche le bon accompagnement, c’est souvent la bonne information au bon moment qui évite une erreur coûteuse.



